La filière propose une large diversité d’entreprises, en termes de taille et de métier exercé, qui participe à la richesse de la filière, à sa capacité créatrice, à son dynamisme, et à son rayonnement hors des frontières.

La filière de la bijouterie - joaillerie contribue grandement aux atouts de l’industrie du luxe, tant sur le plan économique, que culturel. Avec un poids de 1,7 milliards d’euros, elle représente près de 10 000 emplois pour environ 2 900 entreprises en France. Son solde commercial, positif, s’élève à plus de 265 millions d’euros.

La filière a été lourdement menacée lors de la Crise de 2009, qui a cependant été l’élément déclencheur des actions structurantes et proactives, mises en place par l’Union française,  permettant de répondre à la mutation du secteur. La sortie de crise se caractérise à ce jour  par une  forte croissance, grâce à l’ouverture de nouveaux marchés à l’international par les groupes de luxe, l’expansion étant sous tendue par un attrait croissant pour les produits de luxe français et l’appétence du consommateur pour l’image de la France. Mais le secteur ne peut pas compter uniquement sur sa réputation, et doit réussir sa mutation, en relevant les défis structurels, organisationnels et technologiques qui se présentent à elle.

Le secteur dispose de nombreux atouts pour réussir cette mutation : on note le savoir-faire, l’innovation, la réactivité, et la proximité des entreprises sous-traitantes, alors que les grands groupes possèdent une renommée internationale ainsi qu’une immense puissance financière et commerciale C’est  donc un grand dynamisme qui anime à ce jour le secteur et une interdépendance positive doit donc se maintenir et se développer avec des acteurs qui regardent dans la même direction : répondre aux besoins de production, de qualité de création et de délais.

Les spécificités de la Région Ile-de-France

L’Ile-de- France compte à elle seule 35% de ces entreprises, soit 990 entreprises et près de 3300 employés. Elle bénéficie de la présence historique des grandes marques de luxe, vecteurs d’emplois pour toute la filière.

Les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur lui succèdent par la taille avec plusieurs bassins d’emplois.

Une contribution majeure à l'exportation

Le marché intérieur français en Bijouterie-Joaillerie est en baisse constante ces dernières années. Malgré cela, le secteur se maintient et enregistre même depuis 2011 des résultats conjoncturels positifs, grâce notamment aux ventes hors de France et au développement des grands groupes de luxe à l’international qui entrainent avec eux la chaine de sous-traitance.

Un secteur de main-d'oeuvre qui résiste

Malgré les handicaps structurels des secteurs dits de main d’œuvre,  l’activité des fabricants français de bijouterie-joaillerie, résiste avec  un maintien significatif  du chiffre d’affaires (par comparaison à d’autres industries de main d’œuvre, telle la chaussure ou la maroquinerie).