Le 26 mars 2026, dans le cadre du Club RSE UFBJOP, le Responsible Jewellery Council (RJC) est venu à Paris pour présenter les évolutions majeures de ses standards et leurs implications pour les entreprises de la filière. Cette rencontre a permis de mieux comprendre les nouvelles exigences qui s’imposent progressivement à l’ensemble des acteurs, dans un contexte de renforcement des attentes réglementaires et de transparence.
Des standards renforcés pour répondre aux enjeux du secteur
Introduite par Purvi Shah, Executive Director du RJC, la présentation a rappelé le rôle central du RJC dans la structuration des pratiques responsables du secteur, à travers trois référentiels principaux : le Code of Practices (COP), le standard dédié aux matériaux de synthèse (LGM) et le Chain of Custody (CoC).
Au cœur des évolutions, le Code of Practices 2024, désormais en vigueur, marque un tournant. Présentée par Caroline Watson, Standards Manager, cette nouvelle version renforce significativement les exigences, avec un alignement accru sur les référentiels internationaux, notamment les Principes directeurs des Nations Unies et les recommandations de l’OCDE.
Parmi les évolutions clés :
Traçabilité des diamants : un encadrement renforcé des allégations
Dans ce contexte, le RJC introduit également un guide spécifique relatif aux allégations de traçabilité des diamants. L’objectif est clair : encadrer les communications des entreprises et garantir leur fiabilité.
Toute allégation devra désormais s’appuyer sur des systèmes robustes, permettant de démontrer de manière transparente l’origine ou le parcours des diamants. Cette évolution répond à un double enjeu : la montée des exigences réglementaires et une attente accrue des consommateurs en matière de transparence.
Un standard Chain of Custody consolidé
Le standard Chain of Custody (CoC), bien que volontaire, fait lui aussi l’objet d’une révision importante. Il vise à garantir la traçabilité des métaux précieux tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Les nouvelles dispositions renforcent notamment :
L’objectif est d’assurer une meilleure cohérence d’ensemble entre les différents standards du RJC et de simplifier leur mise en œuvre.
Audit et certification : un système plus structuré
La refonte des standards s’accompagne d’une évolution des règles d’audit et de certification, présentée par Andreea Cojanu-Davidou, General Manager – Quality & Compliance Assurance.
Le système est désormais pleinement aligné avec les exigences internationales d’accréditation (notamment la norme ISO 17065), renforçant ainsi la crédibilité du dispositif RJC.
Le processus de certification repose sur plusieurs étapes :
Une évolution notable concerne l’introduction d’un audit de surveillance obligatoire entre 12 et 18 mois après la certification, permettant de renforcer le contrôle continu des pratiques.
Les échanges du Club RSE ont également mis en évidence des enjeux opérationnels importants pour les entreprises, notamment en termes de structuration des systèmes internes, de documentation et de préparation des audits.
Des ressources pour accompagner les entreprises
Enfin, Charlotte Stanbridge, Manager of Education & Learning, a présenté les outils mis à disposition des membres pour faciliter la mise en œuvre des standards.
Le RJC propose notamment :
Les échanges du Club RSE ont confirmé l’importance de cet accompagnement, en particulier pour les PME, face à des exigences jugées plus complexes et plus structurantes.
Une montée en exigence au service de la filière
La révision des standards RJC traduit une évolution profonde du cadre de référence du secteur. Elle marque une montée en exigence, avec un accent renforcé sur la traçabilité, la transparence et la formalisation des pratiques.
Si ces évolutions représentent un défi pour les entreprises, elles constituent également une opportunité de structuration et de différenciation, dans un environnement où les attentes des marchés, des clients et des régulateurs ne cessent de croître.
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